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Women's Voices eLetter

Mars 2016

Bienvenue à
Voix des Femmes
lettre d'information

 

Rencontrez les points focaux de Women’s Initiatives for Gender Justice dans l’est de la RDC

 

Who we are

Women’s Initiatives for Gender Justice est une organisation internationale de défense des droits des femmes militant pour la justice pour les femmes, comprenant l’inclusion des crimes basés sur le genre, dans les enquêtes et les poursuites judiciaires de la Cour pénale internationale (CPI) et dans les mécanismes nationaux, y compris les négociations de paix et les processus de justice. Nous travaillons avec les femmes plus touchées par les situations de conflit qui font l’objet d’une enquête de la CPI.

Women’s Initiatives for Gender Justice a des programmes en Ouganda, en RDC, au Soudan, en République centrafricaine, au Kenya, et au Libye.

Bureaux
Kampala et Amolatar, en Ouganda
La Haye, aux Pays-Bas

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Chères amies, chers amis,

Bienvenue à ce numéro spécial de Voix des femmes, la lettre d’information régulière de Women's Initiatives for Gender Justice. Dans Voix des femmes, nous fournissons des mises à jour et des analyses sur les évolutions politiques, la poursuite de la justice et de la responsabilité pénale, la participation des femmes aux pourparlers de paix et aux efforts de réconciliation, et ce, du point de vue de militants pour les droits des femmes qui se trouvent dans des situations de conflits armés, notamment dans les pays qui font l’objet d’enquêtes par la Cour pénale internationale (CPI), y compris l’Ouganda, la République démocratique du Congo (RDC), le Darfour, la République centrafricaine (RCA I et RCA II), le Kenya, la Libye, la Côte d’Ivoire et le Mali.

En plus de Voix des femmes, nous produisons régulièrement un bulletin juridique, Panorama légal de la CPI, comprenant des résumés et des analyses de genre sur les dernières décisions judiciaires et les autres développements juridiques au sein de la CPI, ainsi que des discussions sur des questions juridiques relatives à la participation des victimes devant la CPI, notamment lorsque ces questions se rapportent à des poursuites intentées pour des crimes basés sur le genre dans chacune des situations faisant l’objet d’une enquête par la CPI.

Pour de plus amples informations sur le travail de Women’s Initiatives for Gender Justice et pour les éditions antérieures de Voix des femmes et Panorama légal de la CPI, veuillez consulter notre site web 4genderjustice.org.

Ce numéro spécial souligne le travail effectué par Women’s Initiatives for Gender Justice et nos partenaires locaux de l’est de la RDC et il présente nos cinq remarquables et courageuses points focaux dans la Province Orientale, au Nord-Kivu et au Sud-Kivu.

Women's Initiatives for Gender Justice: la République démocratique du Congo

L’organisation Women’s Initiatives for Gender Justice travaille avec plus de 6000 partenaires, associés et membres locaux dans de multiples conflits armés et elle a des bureaux ou des points focaux à l’intérieur des pays pour soutenir ses programmes nationaux en Ouganda, en République démocratique du Congo (RDC), au Soudan et en Libye.

En juin 2004, le Procureur de la CPI a annoncé l’ouverture d’enquêtes sur la situation en RDC, lançant alors la première enquête de la Cour. À ce moment, le Bureau du Procureur avait déclaré que l’enquête porterait sur « les crimes graves présumés commis sur le territoire de la […] RDC depuis le 1er juillet 2002 ». En particulier, il avait précisé que des « États et des organisations internationales et non gouvernementales ont signalé des milliers de personnes tuées sommairement en RDC depuis 2002. Les rapports font état de pratiques de viols, de tortures, de déplacements forcés et de conscriptions illégales d’enfants soldats ».[1]

Depuis cette date, sept mandats d’arrêt ont été délivrés à l’encontre d’individus pour de présumés crimes de guerre et de présumés crimes contre l’humanité relativement à la situation en RDC. Ces mandats d’arrêt concernent :[2]

■ Thomas Lubanga Dyilo (déclaré coupable)[3]
■ Germain Katanga (reconnu partiellement coupable, acquitté des accusations de viol et d’esclavage sexuel)[4]
■ Matthieu Ngudjolo Chui (acquitté)[5]
■ Bosco Ntaganda (procès en cours, accusé de plusieurs actes de violence sexuelle)[6]
■ Sylvestre Mudacumura (en liberté)
■ Callixte Mbarushimana (charges non confirmées par les juges de la CPI)

Le programme de Women’s Initiatives en RDC a commencé dans la région de l’Ituri en 2006 avec la documentation des crimes sexuels et basés sur le genre ainsi qu’avec le suivi des conflits armés dans la région et des enquêtes de la CPI. Depuis, le programme a pris de l’ampleur et il comporte d’autres programmes nationaux axés sur : l’accès à la justice ; l’aide aux victimes/survivantes ; les plaidoyers auprès des décideurs clés pour obtenir des réformes de lois locales et des changements sur le plan des pratiques et des attitudes à l’échelle locale et provinciale, la mise en œuvre nationale de la loi sur la violence sexuelle (Sexual Violence Act) et de la stratégie nationale pour combattre la violence à l'égard des femmes (National Strategy to Combat Violence Against Women), ainsi que la fin des conflits actuels dans l’est de la RDC. Ces programmes sont élaborés et mis en place à l’aide de nos partenaires locaux – des groupes de défense des droits des femmes ainsi que des organisations pour la paix et la justice transitionnelle – au Nord-Kivu, au Sud-Kivu et dans la Province Orientale.

Les points focaux de Women's Initiatives en République démocratique du Congo

L’organisation Women’s Initiatives (WI) travaille avec des points focaux dans trois provinces où perdurent des conflits armés, soit le Nord-Kivu, le Sud-Kivu et la Province Orientale. Les points focaux de WI entreprennent et dirigent la mise en œuvre de nos programmes collaboratifs provinciaux et thématiques de justice pour les femmes. Les points focaux sont toutes des dirigeantes d’organisations locales et d’importantes penseuses stratégiques au sein de leurs communautés et réseaux. Leur travail avec WI comprend aussi la coordination d’activités de plaidoyer et le maintien de liens avec l’ensemble des membres de plus de 150 organisations et partenaires de réseaux de justice pour les femmes à l’intérieur des trois provinces.

Rencontrez nos points focaux !

Coordonnatrice, Encadrement des Femmes Indigènes et des Ménages Vulnérables (EFIM); point focal de Women’s Initiatives for Gender Justice au Nord-Kivu

Jeanine est la coordonnatrice d'Encadrement des Femmes Indigènes et des Ménages Vulnérables (EFIM), une organisation de défense des droits humains basée à Goma qui fait entre autres la promotion des droits des femmes et des enfants en encourageant la paix et le développement durable au Nord-Kivu. Jeanine est le point focal de Women’s Initiatives au Nord-Kivu depuis 2009 et elle collabore avec nous par divers moyens : le programme de documentation des crimes sexuels et basés sur le genre ; le réseautage et la création d’alliances avec les dirigeants locaux et notamment les chefs religieux ; des plaidoyers pour une responsabilité pénale accrue pour les crimes sexuels et basés sur le genre ; des projections stratégiques du documentaire sur la RDC.

Jeanine Bandu Bahati :

Jeanine Bandu Bahati« Nous travaillons avec les communautés locales affectées par les conflits et, par nos actions, nous contribuons à améliorer leurs vies afin qu’elles puissent prospérer malgré leurs difficultés. Nous agissons aussi sur le plan de la protection et de la réintégration, ce qui est un moyen efficace de contribuer de façon durable à la paix, à la justice, à l’indépendance des femmes et des filles, ainsi qu’à un changement de mentalité dans la communauté. Au cours de nos campagnes et événements de plaidoyer, nous donnons de l’espoir et montrons notre solidarité aux personnes les plus vulnérables.

Notre travail avec Women’s Initiatives, qui comprend des stratégies telles que des plaidoyers et des projections stratégiques du documentaire devant les décideurs, s’est avéré très efficace. Par exemple, en 2014, nous avons commencé à travailler avec les chefs religieux. Avant nos plaidoyers et le visionnement du documentaire sur la justice pour les femmes, ils ne connaissaient pas la loi sur la violence sexuelle et l’ampleur de ce type de crime dans les régions près de Goma. Après la projection, ils ont demandé un atelier de formation sur la justice pour les femmes et ces chefs religieux sont devenus d’importants alliés qui nous aident à changer les attitudes au sein de la communauté. Ils participent aussi à nos efforts visant à obtenir une responsabilité pénale accrue ».[7]

EFIM travaille avec divers groupes d’intervenants communautaires, y compris des chefs religieux, des personnalités politiques et des décideurs pour promouvoir la prévention et les poursuites en ce qui a trait à la violence basée sur le genre dans les communautés locales. EFIM encourage et plaide aussi pour le renforcement du système juridique et des politiques pour protéger les femmes et les enfants, en plus de donner des formations professionnelles aux personnes les plus affectées par les conflits armés, y compris les enfants et notamment les anciennes enfants soldats.

EFIM's training with religious leaders, October 2014

Photo: Formation d’EFIM avec des chefs religieux – Octobre 2014

Directrice, Ligue pour la Solidarité Congolaise (LSC), point focal de Women’s Initiatives for Gender Justice en matière de plaidoyer national

Joséphine est la directrice de la Ligue pour la Solidarité Congolaise (LSC), une organisation qui travaille pour améliorer le bien-être social, juridique et économique des femmes. Women’s Initiatives (WI) travaille avec Joséphine depuis 2009 et a récemment créé un poste pour refléter une nouvelle étape de son travail avec les décideurs nationaux en nommant Joséphine point focal de WI en matière de plaidoyer national en 2015.

La LSC collabore avec Women’s Initiatives sur : le programme de documentation des crimes sexuels et basés sur le genre ; le suivi des chambres foraines locales et l’apport d’une représentation juridique devant ces chambres pour les victimes et les survivantes de crimes sexuels et basés sur le genre ; le réseautage et la création d’alliances avec d’autres réseaux féministes et de défense des droits des femmes pour mettre en place une communauté d’expertise pour documenter les violations relatives à la justice pour les femmes et les droits humains ; les plaidoyers pour une responsabilité pénale accrue pour les crimes sexuels et basés sur le genre ; les projections stratégiques du documentaire sur la RDC avec des décideurs clés au Nord-Kivu. Joséphine coordonne le projet de maison de transition au Nord-Kivu qui a été lancé par la LSC et Women’s Initiatives en 2014. Ce projet est une expansion du projet de maison de transition qui a originellement été initié en 2010 avec Emérite Tabisha Mongelwa, notre point focal au Sud-Kivu. Voir ci-dessous pour de plus amples informations.

Ces deux projets de maison de transition offrent annuellement un soutien psychosocial à environ 800-1000 victimes/survivantes de crimes sexuels et basés sur le genre. Dans plus de 70 % des cas, une aide est aussi offerte aux victimes pour leur permettre d’avoir accès à des chirurgies réparatrices pour les blessures causées par des viols et d’autres violences sexuelles. En plus de fournir une aide aux victimes et aux survivantes pour qu’elles obtiennent des soins médicaux, la LSC tient, depuis 2014, de nombreuses séances d’information communautaires dans les zones rurales sur les services fournis par la maison de transition, la sensibilisation à la violence contre les femmes et sa prévention, et les moyens de signaler de tels incidents aux cliniques locales d’aide juridique. Environ 8000 policiers, chefs traditionnels, ONG, victimes/survivantes et membres de la communauté ont participé à ces séances d’information qui permettent de sensibiliser les gens et de changer les attitudes en ce qui concerne les niveaux épidémiques de violence sexuelle commise contre les filles et les femmes au Nord-Kivu.

Joséphine Malimukono :

Josephine Malimukono« La LSC travaille pour promouvoir les droits humains et notamment les droits des femmes et des filles. Nous offrons des services médicaux et psychosociaux aux femmes et aux filles victimes/survivantes, un soutien économique pour les activités des femmes et des services de plaidoyer pour faire avancer les droits des femmes et assurer la sécurité des victimes/survivantes de violence sexuelle et basée sur le genre.

Notre collaboration avec Women’s Initiatives nous permet d’être plus stratégiques dans nos programmes et d’établir des liens entre les services médicaux, les plaidoyers et la responsabilité pénale par l’entremise des chambres foraines. De plus, le renforcement des capacités auquel nous avons participé avec Women’s Initatives a réellement augmenté nos compétences. Les décideurs et d’autres ONG nous consultent maintenant sur les questions de justice pour les femmes et nous sommes reconnues comme des expertes en matière de genre. Cela nous permet d’avoir plus d’influence. »

La LSC se concentre sur les activités génératrices de revenus pour les femmes telles que le micro-financement et elle donne des formations professionnelles. La LSC a des programmes de soutien bien établis à l’intérieur des camps pour personnes déplacées et elle surveille le déplacement des communautés résultant de l’insécurité causée par les milices armées et d’autres acteurs.

Pour de plus amples informations, veuillez consulter le site web de la LSC à lscrdc.org.

LSC monitored the mobile court, Rutshuru, April 2015

LSC monitored the mobile court, Rutshuru, April 2015

Photos: LSC monitored the mobile court in Rutshuru in April 2015

Coordonnatrice, Action des Femmes pour les Droits et le développement (AFD), point focal de Women’s Initiatives au Sud-Kivu

Emérite est la coordonnatrice de l'Action des Femmes pour les Droits et le développement (AFD), une organisation qui fait la promotion de la bonne gouvernance, la paix et les droits des femmes. Émérite est le point focal de Women’s Initiatives au Sud-Kivu depuis 2009 et elle collabore avec nous sur divers programmes, y compris : le programme de documentation des crimes sexuels et basés sur le genre ; le réseautage et la création d’alliances avec les dirigeants locaux, y compris les chefs coutumiers, les réseaux de justice transitionnelle et les organisations de défense des droits des femmes ; les plaidoyers pour une responsabilité pénale accrue pour les crimes sexuels et basés sur le genre ; les projections stratégiques du documentaire sur la RDC.

Émérite coordonne le projet de maison de transition au Sud-Kivu qui a été lancé par l’AFD en 2010 et elle collabore actuellement avec Women’s Initiatives. La maison de transition offre toute une gamme d’aide sociale, psychologique et médicale aux victimes/survivantes de violence sexuelle et basée sur le genre au Sud-Kivu. Depuis 2012, cette maison de transition a offert un soutien médical et psychosocial à plus de 2000 victimes/survivantes de crimes sexuels et basés sur le genre et, dans au moins 70 % des cas, un soutien a aussi été offert pour leur permettre d’avoir accès à des chirurgies réparatrices pour les blessures causées par des viols et d’autres violences sexuelles. Tel que mentionné précédemment, ce projet a pris de l’ampleur en 2014 avec l’ouverture d’une seconde maison de transition au Nord-Kivu.

En plus de fournir une aide aux victimes et aux survivantes pour qu’elles obtiennent des soins médicaux, depuis 2014 l’AFD a tenu 60 séances d’information communautaires sur les services fournis par la maison de transition, la sensibilisation à la violence contre les femmes et sa prévention, et les moyens de signaler de tels incidents aux cliniques locales d’aide juridique. Près de 1200 policiers, chefs traditionnels, ONG, victimes/survivantes et membres de la communauté ont participé à ces séances d’information.

Emérite Tabisha Mongelwa :

Emerite Tabisha Mongelwa« L’AFD travaille au Sud-Kivu pour offrir de l’aide et des références psychologiques et médicales ainsi que pour recommander des programmes de subsistance et de formation aux victimes/survivantes de violence sexuelle et basée sur le genre. Nous préconisons un meilleur statut pour les femmes et les filles dans les zones rurales, des changements aux pratiques traditionnelles et coutumières ainsi que la participation des femmes aux procédures décisionnelles coutumières.

Le travail de documentation des crimes sexuels et basés sur le genre est difficile. Au cours de la guerre, notre travail de plaidoyer a été effectué sans données de documentation. Les femmes ont réalisé que nous avions besoin d’une formation afin de documenter les événements qui se sont produits. C’est essentiel en tant que militantes. Notre formation sur la documentation avec Women's Initiatives for Gender Justice nous a réellement aidé à combiner notre travail avec les données de documentation et maintenant même le gouvernement nous écoute.

L’AFD encourage l’éducation et la paix par divers moyens, y compris en formant les femmes sur leurs rôles socio-économiques et culturels. Ces activités de renforcement des capacités améliorent la capacité des femmes à promouvoir, protéger et préserver les droits des femmes. »

Public screening held by AFD, March 2015

Public screening held by AFD, March 2015

Photos: Projection publique tenue par l'AFD en mars 2015

Secrétaire exécutive, Initiatives Alpha, point focal de Women’s Initiatives for Gender Justice au Sud-Kivu

Stella est la secrétaire exécutive d’Initiatives Alpha, une organisation qui travaille pour promouvoir et protéger les droits des femmes et des enfants. Women’s Initiatives travaille avec Stella depuis 2009. Initiatives Alpha collabore avec Women’s Initiatives sur : le programme de documentation des crimes sexuels et basés sur le genre ; les plaidoyers pour une responsabilité pénale accrue pour les crimes sexuels et basés sur le genre ; les projections stratégiques du documentaire sur la RDC ; le réseautage et la création d’alliances axées principalement sur les réseaux de jeunes ainsi que les dirigeants locaux, y compris les chefs coutumiers dans les zones rurales. Cette collaboration a récemment pris de l’ampleur et elle inclue la surveillance et le suivi du processus judiciaire pour quelques cas particuliers de crimes sexuels et basés sur le genre à Bukavu.

Stella Yanda Bililo :

Stella Yanda Bililo« L’organisation Initiatives Alpha a été créée après que nous ayons constaté le déficit d’importance que les organisations d’aide aux victimes/survivantes de violence sexuelle et basée sur le genre accordaient à l’accès à la justice. Notre organisation travaille pour que les femmes du Sud-Kivu en particulier et de la RDC en général, participent à leur croissance et soient capables de défendre leurs droits civils, sociaux, politiques, économiques et culturels.

La documentation est très importante. Nous n’en faisions pas vraiment avant de commencer à travailler avec Women’s Initiatives et nous sommes maintenant en mesure d’en faire sur une grande échelle. C’est un travail intensif qui demande beaucoup d’aptitudes. La documentation aide à dissuader les auteurs de crimes s’ils savent que leurs actions risquent d’être exposées. Elle nous fournit aussi une base de données pour la réforme de lois et le renforcement du système de justice. Elle peut aussi exposer les victimes et ceux qui y travaillent si elle ne se fait pas avec professioonnalisme.

Un des aspects que nous avons appris en travaillant avec Women’s Initiatives est l’avantage de ne pas utiliser une seule stratégie. Avec Women’s Initiatives, nous travaillons sur de multiples stratégies qui comprennent plusieurs disciplines et qui se complètent. Si nous ne tenons pas compte de l’ensemble des dimensions humaines, sociales et économiques, nous ne pouvons pas avoir le même impact. Cette approche multi-stratégies est plus efficace. »

Initiatives Alpha travaille avec d’importants groupes d’intervenants communautaires, y compris la société civile, les chefs coutumiers et les autorités locales pour promouvoir la prévention de la violence sexuelle et basée sur le genre dans les communautés locales et pour fournir un meilleur accès aux services médicaux et aux activités de développement économique pour les victimes/survivantes. Initiatives Alpha joue un rôle important en surveillant la justice et les institutions de sécurité au Sud-Kivu. Initiatives Alpha joue un rôle important dans la collaboration avec les acteurs au sein des juridictions (cellule de lutte contre les violences sexuelles au parquet de grande instance de Bukavu notamment) et la participation dans la réforme du secteur de sécurité et de la justice, à travers le RRSSJ/ Sud-Kivu.

Initiatives Alpha training workshop, June 2015

Atelier de formation d'Initiatives Alha en juin 2015

Photos: Atelier de formation d'Initiatives Alpha en juin 2015

Directrice, Centre d’Education et de Recherche pour les Droits des Femmes (CERDF), point focal de Women’s Initiatives for Gender Justice en Province Orientale

Claudine est la directrice du Centre d’Education et de Recherche pour les Droits des Femmes (CERDF),

une organisation qui défend les droits des femmes et des enfants par l’entremise de la surveillance, du lobbyisme, de plaidoyers et de formations sur le leadership et la participation politique des femmes.

Claudine est le point focal de Women’s Initiatives en Province Orientale depuis 2009 et elle collabore avec nous par divers moyens : le programme de documentation des crimes sexuels et basés sur le genre ; des plaidoyers avec les corps judiciaires et la police locale pour une responsabilité pénale accrue pour les crimes sexuels et basés sur le genre ; des projections stratégiques du documentaire sur la RDC. En 2015, dans le cadre de l’élargissement de nos événements de projections/plaidoyers, le CERDF a créé des contacts avec quatre ONG situées dans la Province Orientale qui ont pour tâche de signaler les cas de violence sexuelle. À l’aide de ces renseignements, le CERDF crée une base de données sur ces incidents et utilise ces renseignements dans ses plaidoyers avec la police et les corps judiciaires.

Claudine Bela Badeaza :

Claudine Bela Badeaza« Le CERDF veille à ce qu’un soutien psychosocial et juridique soit apporté aux femmes et aux enfants victimes/survivantes de violence sexuelle et se concentre notamment sur la documentation des crimes sexuels et basés sur le genre relevant de la compétence de la CPI et des cours nationales. Le travail du CERDF donne une voix aux victimes/survivantes de crimes sexuels et basés sur le genre et leur permet de retrouver leur dignité. Ainsi, les femmes peuvent graduellement s’impliquer dans la vie publique.

Auparavant, les autorités nous reprochaient de militer pour des questions relatives à la violence sexuelle sans avoir de preuves. La formation sur la documentation avec Women's Initiatives for Gender Justice et le programme collaboratif de documentation nous ont permis de fournir des données sur ces crimes et d’obtenir des changements. La documentation nous aide aussi à noter les événements, ce qui est important pour notre culture qui est de nature plus verbale et qui ne se basait pas sur des données écrites. Elle aide aussi les survivantes. »

En plus de ses collaborations avec Women`s Initiatives, le CERDF se concentre sur la surveillance de la situation politique, sociale et en matière de sécurité. Il se préoccupe aussi de l’impact potentiel sur les femmes des crimes sexuels et basés sur le genre commis dans la communauté. Le CERDF a un impact direct sur le travail des décideurs nationaux et provinciaux par l’entremise de ses plaidoyers pour la prévention de la violence basée sur le genre. Il offre également des formations et une aide directe aux victimes/survivantes.

Participants at screening, April 2015

Participants at the screening, April 2015

Photos: Vue des participants au visionnement d'avril 2015

 

Quelques ressources additionnelles:

■ En lire davantage sur la vidéo de plaidoyer de Women’s Initiatives et ses partenaires ici (en anglais)

■ Lire une entrevue avec le point focal de Women’s Initiatives au Sud-Kivu, Emérite Tabisha ici (en anglais)

■ Lire la réaction des points focaux de Women’s Initiatives et de ses partenaires à la nomination d’une conseillère au président en matière de violence sexuelle et de recrutement d’enfants en RDC ici (en anglais)

■ Voir notre commentaire sur la rencontre des points focaux et des partenaires avec la conseillère au président en matière de violence sexuelle et de recrutement d’enfants sur Facebook ici (en anglais)

■ Lire « Les partenaires de Women’s Initiatives en RDC signent une lettre ouverte à Mary Robinson, Envoyée spéciale de l'ONU pour la région des Grands Lacs d’Afrique » ici

■ Lire à propos du conflit de 2012 dans l’est de la RDC ici (en anglais)

■ Lire à propos des chambres foraines en RDC ici

■ Lire à propos de la condamnation d’un commandant pour viol de masse au Sud-Kivu ici

 

   

1  « Le Bureau du Procureur de la Cour pénale internationale ouvre sa première enquête »,  23 juin 2004, ICC-OTP-20040623-59, disponible à ici.
2  Pour de plus amples informations sur les procédures de la CPI relatives à ces individus, lire les rapports genre de 2014, 2013, 2012, 2011, 2010, 2009 (en anglais) et 2008 disponibles ici.
3  Women`s Initiatives for Gender Justice, « ICC judges uphold conviction of Lubanga » (en anglais), 1er décembre 2014, disponible ici ; « First Conviction by ICC » (en anglais), 14 mars 2012, disponible ici.
4  Women`s Initiatives for Gender Justice, « Partial conviction of Katanga by ICC » (en anglais), 7 mars 2014, disponible ici ; « Katanga sentenced to 12 years at ICC » (en anglais), 23 mai 2014, disponible ici ; Women’s Initiatives for Gender Justice, discours devant un groupe d’experts intitulé « Prosecuting Sexual Violence in Conflict » (en anglais), 11 juin 2014, Global Summit to End Sexual Violence in Conflict (Londres), disponible ici.
5  En lire davantage sur la décision d’acquitter Mathieu Ngudjolo Chui dans la série de numéros spéciaux de Panorama légal de la CPI de 2013-2014 de Women’s Initiatives for Gender Justice, disponible ici.
6  Women’s Initiatives for Gender Justice, « Commencement of trial » (en anglais), 1er septembre 2015, disponible ici ; « Statement on Commencement of the Confirmation of Charges Hearing in Ntaganda » (en anglais), 10 février 2014, disponible ici ; « Statement on surrender by Bosco Ntaganda » (en anglais), 21 mars 2013, disponible ici.

7  Toutes les citations originellement présentées en anglais ont été traduites.

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L’organisation Women’s Initiatives for Gender Justice aimerait remercier les donateurs suivants et leur témoigner toute sa gratitude pour leur aide financière:
■ Anonymous
■ The Sigrid Rausing Trust
■ The Foreign and Commonwealth Office, Government of the United Kingdom of Great Britain and Northern Ireland
■ Swiss Federal Department of Foreign Affairs

Les opinions exprimées dans cette publication sont celles de Women’s Initiatives for Gender Justice et ne reflètent pas nécessairement les opinions de nos donateurs ou de leurs organisations affiliées.

 
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